1970 Deep purple "in rock" naissance d'un style de vie

Publié le par corsaire64

Je ne sais pas au final de nous deux entre ce disque et moi ce qui s'est réellement passé. Lequels de nous deux à attirer l'autre. Peut-être les deux. Façonné en 1970, par le mark II du pourpre profond il devient la référence essentielle, pierre angulaire du genre qu'est le hard-rock. C'est avec ce disque que l'on peut parler d'ailleurs de hard-rock. Tout ce qu'à sorti Purple avant ce dit album est classé dans ce que l'on appelle à l'époque : la pop-music. Blackmore, maître de sa stratocaster, avec ses amis Lord, Paice, Glover et Gillan ont décidé de faire appel à Martin Birch pour l'enregistrement. Celui-là même qui réalisera après le tubesque "Machine head" et les Whitesnake et Rainbow.  Blackmore dans cette année là en 1970 n'a qu'une idée en tête, une idée qui l'obsède : jouer vite, encore plus vite, plus longtemps et proposer un album de rock dur. Frapper l'audience c'est ce qui sera fait avec la pochette en collant les trombinettes de son groupe sur les têtes des présidents des USA sur le mont Rushmore. L'effet est garanti. Il ne reste plus qu'à l'homme en noir à délivrer son rock baroque et rapide. S'il y a des albums où des morceaux sont du copier-coller ce ne sera pas le cas de ce "In rock" qui porte très bien son nom. Blackmore va ainsi repousser les limites acceptables du guitar-hero : morceaux épiques, longs, soli de virtuose, parties instrumentales. "Flight of the rat", "living wreck" "into the fire" et "hard lovin woman" sont les nouveaux brûlots marqués au fer que la purple mania va s'empresser de se repasser en boucle pour en chercher la quintessence. Le son de cet album est résolument froid pour plomber l'athmosphère. La part belle est laissée à Lord et son orgue Hammond ainsi qu'à la voix haut perchée de Gillan. Le hard-rock est né sur cette face de cet album. Blackmore jette ici les bases et ce sera ainsi et un point c'est tout. Le reste ? Le reste sera très mal digéré par de multiples guitar-heroes avec l'inégalable "speed king" et son riff emprunté à Little Richard, "Bloodsucker" qui voit l'apparition de termes gores et laisse entrevoir la suite pour une pleiades de groupes, et enfin "child in time" véritable mise en application des préceptes de la bible selon Saint-hardrock. Le mal est fait. La planète sera très vite contaminée avec un virus tel que ce "in rock" qui va se déplacer à vitesse grand V. Rien n'y fera. Blackmore verra naître de milliers de guitar-heroes et continuera la suite logique en offrant au monde le riff qui tue (smoke on the water) et l'album définitivement dans les bacs hard-rock le légendaire "machine head" mais ceci est une autre histoire. En cette année 1970, le hard-rock est né en angleterre dans un studio forgé par un groupe qui officiait dans un style mélangeant la musique baroque ou riffs rocks. A suivre.....

La remasterisation de ce chef-d'oeuvre a eu lieu avec coffret signé par le groupe. Le coffret comprend des bonus non négligeables.

Ici en 1970 dans une version de "speed king" au canada




L'incontournable "child in time" même concert ? en 1970


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alain 04/11/2008 04:01

l'impact de cette album "in rock" est phénoménal pour la suite dedu courant hard rock, je suis complètement d'accord avec toi.j'ai réussi à voir et écouter le pourpre profond en 2007 à la rochelleet j'ai pris une grande claque, il sont encore geniaux ,avec un stevemorse  super  avec la banane du debut j'usqu'à la fin du concertun rêve j'ai renconté le groupe mythique de mon adolescence .